L'origine de cette performance est de proposer d'effectuer une mise en résonance d'un lieux, modelé par sa singularité architecturale, et dont le parcours narratif reste perméable à l'instant présent. Cela en utilisant des moyens de production sonore exclusivement acoustique, qui sont générés par des mouvements physique impliquant l'entière capacité motrice du corps.

Mon premier défit de produire un son continu avec un instrument de percussion a évolué au travers de l’élaboration d'un processus d'investigation des potentiels acoustiques des espaces. Un grand tambour est utilisé comme un amplificateur de vibration, pour tout un orchestre d'objet hétéroclite, qui sont frottés à la surface de sa membrane. Ce dispositif est installé préalablement pour être adapté à une déambulation. Je développe une technique de jeu circulaire depuis plus de dix ans maintenant, en premier lieux pour la création sonore de de Macbeth pour la Cie La Sallie en 2008/2009.

Aujourd’hui ma connaissance des matériaux et des formes me permettent de produire des vibrations sonores qui sont souvent apparentées à un certain mode d'utilisation des synthétiseurs. Les perceptions physiques des sons acoustique n’ont cependant rien de comparable avec celles émises par un haut-parleur. Le phénomène d'immersion dans la matière sonore ne dépendant pas de la puissance en kilos watts du système son ou du nombre de haut parleur, mais de la possibilité de mise en résonance des structures et des corps environnants.

De l’échelle la plus grande à la plus petite, tout tourne autour d’un axe, d’un centre. Le mien au cours de ma performance est mon tambour positionné horizontalement. La concentration de mes rotations fait consciemment référence aux rituels ancestraux utilisés par de nombreuse culture et civilisation désigné sous les termes de circumambulatoin sinistrocentrique.